R.L Stevenson, Les années bohémiennes 1850 / 1880
de: Michel Le Bris
J 'ai découvert Stevenson, à l' age de dix ans, dans la poussiere d' un grenier.
La mer dehors, grondait sur les galets du fort, les nuages en passant
m' appelaient par la lucarne entrouverte, mais que m 'importait,
desormais ?
Plus rien d 'autre ne comptais, que ces vieux livres empilés.
derrière les vieux meubles et les coffres pousiéreux,
sous les toiles d' araignées, luisaient les pieces de huit du
trésor de Ben Gunn et la peur me coupait bras et jambes quand le
jeune Jim Hawkins,
caché dans son tonneau, entendait résonner la voix de John silver.
J 'ai pu, depuis , oublier bien des choses, de l' ordinaire des jours,
l'humiliation de la misère, de la solitude et l' ennui, mais que
je ferme les yeux et tout me reviens de ces royaumes-là.
Tout ecrivain se découvre à travers quelques livres d'
élection. Stevenson, pour moi, aura été l 'un de
ceux-là.
Et cette biographie, je le sais bien, une manière de me lire à travers lui.
M.L.B
Intégrales des nouvelles tome 1 & 2

de: Robert-Louis Stevenson, Sous la direction de Michel Le Bris
Stevenson est aujourd’hui considéré (au
côté d’Edgar Poe et de Henry James) comme l’un
des plus grands auteurs de nouvelles de langue anglaise. Ce corpus
considérable (près de 1500 pages) n’avait jamais
été rassemblé en français à ce jour
dans son intégralité. Une première due à la
passion et à l’érudition de Michel Le Bris,
spécialiste mondialement reconnu de l’écrivain.
A propos des textes qui se trouvent réunis ici dans le premier
volume, Henry James, critique difficile (et rival)... mais en
l’occurrence admirateur inconditionnel, a écrit :
« Comme leur titre l’indique, Les Nouvelles Mille et Une
Nuits nous offrent le merveilleux sous sa forme la plus franche et la
plus délectable. En partie extravagantes, en partie très
spécieuses, elles sont le fruit d’une idée fort
heureuse : situer une série d’aventures, de pures
aventures, dans le cadre de la vie anglaise contemporaine et les
raconter sur le ton calme et ingénu de
Schéhérazade. Dans cette veine, Le Club du suicide est la
plus grande réussite de R. L. Stevenson. Ses deux
premières pages, sans parler des autres, demeurent
gravées dans la mémoire. Pour des raisons que, j’en
ai bien conscience, je suis incapable de présenter comme
suffisantes. »
Les récits regroupés dans le second volume
s’étendent sur trente ans exactement (si l’on compte
la première oeuvre marquante de l’écrivain en ce
domaine... écrite à l’âge de 14 ans !). Y
figurent quelques-uns de ses chefs- d’oeuvre : ainsi Olalla des
montagnes - que l’on trouvera ici dans une traduction peu connue
signée Alfred Jarry. Et quelques grands textes composés
tout à la fin, déjà sous l’ombre de la mort.
Le chemin des crêtes : Avec Robert Louis Stevenson à travers les Cévennes
de: Kenneth White, illustré par Paul Moscovino
En
1878, Robert Louis Stevenson fit un voyage dans les Cévennes qui non
seulement fut une étape cruciale dans son développement, mais inaugure
une nouvelle sorte de littérature. Ce faisant, il fait entrer les
Cévennes dans le patrimoine poétique mondial. Pour parler de Stevenson,
impossible de trouver plus compétent que Kenneth White : Ecossais comme
Stevenson, écrivain, comme lui, de l'espace et du mouvement, et qui, de
plus, a développé au cours de longues années de fréquentation une
profonde familiarité avec les Cévennes.
Il s'agit en l'occurrence d'un
véritable compagnonnage de l'esprit. Kenneth White se trouve en une
telle osmose avec Stevenson que non seulement il suit, dans toutes
leurs ramifications, les pistes de son prédécesseur, mais encore les
prolonge. Dans cette pérégrination, qui va des Cévennes, à travers
l'œuvre de Stevenson, vers le monde ouvert, Kenneth White est
accompagné de Paul Moscovino, qui a suivi l'itinéraire de Stevenson de
lieu en lieu et dont les encres aquarellées scandent le texte.
Un mort encombrant
de : R.L Stevenson

Pour s'assurer l'héritage de leur oncle Joseph, Maurice et Jean dissimulent sa mort accidentelle au cours d'un accident dchemin de fer. Le cadavre, placé dans un tonneau, est expédié à Londres... L'ennui, c'est que le mort n'est pas Joseph (toujours bien vivant) et qu'un plaisantin a changé l'étiquette du colis, qui parviendra à un tout autre destinataire ! S'ensuit une série de péripéties aussi inattendues que rocambolesques..Il est l'enfant de l'encre et de la plume, la figure de proue de " L'île au trésor " de R.L. Stevenson. .
Long John Silver, Tome 1 : Lady Vivian Hastings

Il a vécu de crimes et de rêves, connu les galions de madère, le sac de Maracaibo et les révoltes des boucaniers. Il va mêler l'or et le sang pour sceller son destin aux confins des royaumes perdus de l'Amazonie. Il est le dernier pirate. Il est la légende. Long John Silver...
Murmures en pays Camisard
de : Sergio Cozzi
Reporter romantico-baroudeur, Sergio Cozzi n'en finit pas de nous
surprendre. Habitué des
horizons lointains et des lieux insolites, il collabore, par sa plume
efficace et ses images affûtées, à de nombreux magazines.
C'est
pourtant à quelques encablures de Marseille, son port d'attache, qu'il
nous dévoile sans doutes sa plus profonde expérience : un voyage à pied
dans les Cévennes en suivant la mythique route Stevenson. Un voyage
décidé à la hâte qui se transforme, au fil des pas et des pages, en
parcours initiatique voire en révélation pour ces hautes terres
chargées d'histoire dont les murmures résonnent encore dans le lointain
des vallées encaissées.
Sur les pas de Robert Louis Stevenson, un voyage de Velay en Cévennes

En 1878, Robert Louis Stevenson, jeune Écossais romantique et plein d'ambitions littéraires, relie à pied Monastier-sur-Gazeille à Saint-Jean-du-Gard dans la seule compagnie d'une ânesse nommée Modestine. Il tirera de l'aventure le célèbre Voyages avec un âne dans les Cévennes. Cent vingt cinq ans plus tard, le chemin qu'il suivit sur près de 250 km est toujours là, courant dans les collines, traversant Velay, Gévaudan et Cévennes, ouvrant les portes du Midi. ...
Robert Louis Stevenson : L'aventure et son double
de: Jean-Pierre Naugrette

De
l'Écosse aux mers du Sud, du conte fantastique au roman d'aventure,
Robert Louis Stevenson n'en finit pas de remettre en question
l'aventure pour l'aventure, les embarquements trop immédiats qui
ramènent inexorablement héros et lecteurs aux motifs majeurs de sa
fiction : le roman des origines, la dualité du moi, l'éternel retour du
refoulé, la hantise du mal, la recherche désespérée d'une rédemption.
Belles étoiles
d': Eric Poindron
"
Un après midi de décembre, voilà dix ans, mon ami Raymond m'offrit Le
Voyage avec un âne dans les Cévennes, de Robert Louis Stevenson.
Dans un café proche de la tour Saint-Jacques, je lus et fis d'une
traite le-dit voyage. Quand je levai les yeux, la nuit était partout. 
La tour gothique et insolite était un phare au cœur de la ville. Je n'étais plus à Paris.
Je sentais les embruns, les échos du large, j'étais au milieu du lac et
dans la montagne. " Le Voyage, véritable sésame du marcheur, est de ces
livres qui font naître des vocations. Passionné de Stevenson, Eric
Poindron a fini par prendre la route. A pied, avec un ami et un âne, il
a parcouru cinq cents kilomètres, de la Haute Loire aux Cévennes.
Chemin faisant, il a rencontré des paysans, des fantômes et des
originaux. Dans ce récit, il ouvre une malle aux trésors pleine de
fables, de destins, de souvenirs d'enfance. Croyant emboîter le pas, il
a découvert sa propre voie et compris qu'on ne fait pas un voyage,
c'est lui qui vous fait ou vous défait. Ainsi marche un poète..
Le maître de Ballantrae, Tome 1
de Hippolyte, Michel Le Bris

" Pour l'avoir fréquenté pendant des décennies, jusqu'à faire de lui un
compagnon de rêveries, je crois pouvoir dire : Stevenson aurait aimé.
Salut donc à Hippolyte, grand coureur d'aventure ! ".
Voyage avec Stevenson dans les Cévennes
de: Jean-François Dars
Une
petite ruelle abrite le gîte Modest'Inn, ce qui est trop beau pour être
vrai. Le patron, jeune et bondissant, finit d'accueillir des motards de
cross et un groupe de randonneurs à pied. Je demande une chambre, trop
tard, ils viennent de tout rafler. Mais le patron avise mon appareil
photo en bandoulière : " P... ! Un Leica ! " Un moment d'hésitation. "
Allez je te prends... Et je te fais pas payer...
Mais c'est bien pour
ton Leica... " Il faut toujours avoir un Leica sous le bras. Du 22
septembre au 4 octobre 1878, Robert Louis Stevenson, l'auteur de L'Ile
au trésor et de Docteur Jeckyll et M. Hyde, alors âgé de vingt-huit
ans, entreprit une traversée à pied des Cévennes du Puy à Alès, en
compagnie de l'ânesse Modestine pour porter ses bagages. Du 22
septembre au 4 octobre 2005, Jean-François Dars a refait pieusement le
même voyage, l'âne remplacé par un vélo, non pas chevauché mais poussé
à la main. Le même chemin pour superposer les images de deux époques et
faire apparaître ainsi le relief du temps...
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